Un traitement moisissure avant après ne se limite pas à un constat visuel. Sur cette intervention de grande ampleur — 32 chambres traitées en une semaine de travail intensif, dans un foyer médico-social en Eure-et-Loir — la qualité de l’air a aussi été mesurée avant et après traitement, pas seulement le mur. Voici, à titre d’exemple, le détail sur l’une des chambres traitées.
Le point de départ
Le plafond et l’angle du mur présentaient des traces de moisissure noire caractéristiques, sur toute la longueur de l’arête, dans une chambre du foyer.
Le protocole utilisé
- Mise en place des équipements de protection individuelle (EPI)
- Mesure hygrométrique du mur, avant intervention
- Mesure de la qualité de l’air avant intervention (appareil dédié)
- Application d’un agent fongicide, temps de contact de 10 minutes
- Décollage des moisissures humidifiées
- Traitement post-intervention avec un fongicide aux normes EN
- Séchage de 4 heures, puis nouvelle mesure hygrométrique du mur
- Traitement final à l’ozone (générateur réglé à 30 000, cycle de 15 minutes)
- Aération d’une heure
- Nouvelle mesure de la qualité de l’air, après intervention
Résultat visuel : la moisissure noire a disparu de l’arête plafond-mur. Quelques traces d’humidité résiduelle restent visibles sur la photo après séchage — un résidu normal après décollage, qui s’estompe avec le temps.
Une intervention en site occupé
Les 32 chambres ont été traitées sur une semaine de travail intensif, sans interruption de l’accueil des résidents. Certains d’entre eux, en situation de handicap, étaient présents dans les lieux pendant le nettoyage — l’équipe Better Place a veillé à les accompagner tout au long de l’intervention, pour qu’elle ne soit pas source de déstabilisation.
Résultats mesurés
Quelques repères pour lire ces chiffres : le CO2 reflète le renouvellement de l’air — plus il est élevé, moins la pièce est aérée. Le TVOC (composés organiques volatils totaux) désigne des gaz émis par certains produits et matériaux, moisissures comprises ; à forte concentration, ils peuvent causer maux de tête ou irritations. Les PM2.5 et PM10 sont des particules fines en suspension dans l’air — le chiffre indique leur taille en microns : plus il est petit, plus la particule peut pénétrer profondément dans les voies respiratoires.
| Indicateur | Avant | Après |
|---|---|---|
| CO2 | 1568 ppm | 543 ppm |
| TVOC | 0,279 mg/m³ | 0,139 mg/m³ |
| Humidité | 61 % | 52 % |
| Température | 19°C | 22°C |
| PM2.5 | 19 µg/m³ | 24 µg/m³ |
| PM10 | 23 µg/m³ | 31 µg/m³ |
| Indice de qualité de l’air global | 28 (Bon) | 36 (Bon) |
Le CO2 et les composés organiques volatils (TVOC) chutent nettement, portés notamment par l’heure d’aération en fin de protocole. L’humidité du mur diminue également. À noter, en toute transparence : les particules fines (PM2.5, PM10) sont légèrement plus élevées sur la mesure après — un effet transitoire probable du traitement fongicide et de l’ozone, l’indice global restant classé « Bon » dans les deux mesures.
Pourquoi mesurer, pas seulement traiter
Un mur visuellement propre ne dit rien de la qualité de l’air respiré. Dans un environnement médico-social, mesurer avant et après donne une preuve objective plutôt qu’une appréciation visuelle — utile pour la traçabilité et pour rassurer les équipes sur place.
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